20, 21, 22 décembre 2011
"Chào" à tous nos lecteurs ! (bonjour en vietnamien)
Nous sommes partis d'Hanoi mardi 20/12 de bon matin en taxi pour l'une des gares routières de la capitale vietnamienne, environ 10km dans la banlieue.
Arrivés au milieu de tous ces cars et bus, il a fallu la jouer finement pour échapper à l'essin de rabatteurs qui souhaitaient que nous voyagions avec leurs compagnies...mais nous avons réussi à atteindre le comptoir et nous faire comprendre : 2 tickets de bus en direction de Son La.
Départ immédiat, après avoir calé nos gros sacs sur un siège du fond du bus, et coincé nos jambes (enfin surtout celles de Robin, un peu grandes!) les genoux au niveau de la poitrine car au fond du bus, pas de véritables sièges...
Et nous voila partis pour environ 6 heures de route. Route chaotique, le guide du routard nous avait averti, mais poussière, chaleur, gaz d'échappement, sauts en tous genres sur nos sièges de fortune à cause de l'état de la route...mais très beaux paysages de campagne avec quelques villes...maisons en bois sur pilotis, rizières, piscicultures, collines boisées, faune et flore !
Une fois déposés à Son La, il a fallu trouver un hôtel pas trop cher...et bien les indications du guide du routard ne nous ont mené à rien, à part marcher des plombes, on avait plutôt l'impression de ne pas être dans la bonne ville...
Une fois une chambre trouvée, nous sommes partis (milieu d'après-midi) en quête du pénitencier...et bien impossible de le trouver, même après des plombes de recherches, essayé de demander aux gens, mais alors que du vietnamien, et même en montrant le nom de la montagne vietnamienne, personne ne savait...
Donc ce fut plutôt une après-midi marche...mais ville sans attrait particulier...donc triste...
En fait nous souhaitions visiter l'ancien bagne colonial français, mais introuvable donc nous avons attendu le bus du lendemain pour partir vers Dien Bien Phu.
Re bus local, mais cette fois-ci j'ai du mettre nos sacs en soute, avec les sacs de riz, les paquets de canne-a-sucre, et poules enfermées dans des sacs plastiques qui m'ont bien fait peur ! Il a aussi fallu batailler pour avoir nos sièges, qui étaient occupés, et plus aucune place dans le bus...
Mais ce n'était pas grave, le chauffeur a installé des mini tabourets dans le couloir, après avoir entassé une dizaine de personnes dans le fond du bus... Il s'agissait plutôt d'un bus de livraison, on s'arrêtait toutes les cinq minutes pour entasser un nouveau passager ou alors prendre un moteur de camion, une boite de vitesse, arbre à câbles bien huileux, et autres pièces mécaniques fourrées sous nos sièges et tu as intérêt à te pousser pour pas être écrasé ou couvert de cambui !
De nombreuses personnes malades à cause de la route de montagne, l'odeur, la chaleur...
J'ai proposé quelques gâteaux secs à mes voisins (ethnie des Thaïs Noirs car les femmes sont reconnaissables de part leurs gros chignons enroulés sur le sommet de leurs têtes, encore plus marrant quand elles sont sur des scooters avec leurs casques posés en équilibre sur leurs chignons, ils protègent leurs cheveux et cela fait de drôles de tours!), et pour me remercier, ils m'ont donné des morceaux de canne-a-sucre...ba fallait manger, après les avoir observé parce qu'on ne m'a pas appris à manger ce bâton en France ! Tu arraches l'écorce avec tes dents, tu jettes ces dernières par la fenêtre, et puis tu plantes tes crocs dans les fibres pour sucer le jus...du sucre avec de l'eau...et un beau sourire...ça donne encore plus soif !
Nous avons fini par arriver à Dien Bien Phu en fin d'après-midi, où quelques touristes cherchaient un bus pour passer la frontière avec le Laos...nous avons facilement trouvé un Hotel propre.
Apres une courte douche, peu d'eau chaude et vent plutôt froid entrant par la fenêtre de la salle de bain ( eu non, pas de fenêtre juste un trou qui attend toujours sa fenêtre !), nous sommes sortis pour diner. Petit restau typique sur des mini tabouret en plastiques, riz avec des œufs pour moi et pâtes aux boeuf pour Robin, malheureusement c'était du foie de bœuf...
Puis, retour dans notre chambre pour dormir et récupérer du trajet en bus qui nous avait cassé !
Ce matin, encore plus cassés que la veille à cause des supers matelas en béton et des moustiques, nous avons déjeuné de pâtes réhydratées dans notre chambre, on avait rien trouvé d'autre, mais c'est très bon et quelques délicieuses clémentines.
Ensuite, nous sommes partis en suivant le plan du guide dans le but de visiter le musée de la bataille de Dien Bien Phu, puis la colline Eliane (une grosse pensée pour ma Mamie, et en plus dans deux jours c'est son anniversaire!), 2km après nous avons trouvé le cimetière vietnamien et juste en face le musée de la Victoire...
De loin, le musée semblait à l'abandon, et bien de près, il était fermé pour rénovation ! Nous sommes maudits pour visiter les musées (celui de Chengdu fermé, celui de la Révolution à Hanoi fermé), la gardienne était désolée pour nous... Nous voulions tellement comprendre un peu mieux l'histoire de cette bataille...
Nous nous sommes rabattus sur la colline Eliane juste en face, bordée d'anciens chars et canons hors d'usage. Au sommet de cette grosse bute de terre, il y a les vestiges d'un bunker enterré et les tranchées ou vécurent les derniers soldats français avant l'assaut final des Viets. Du haut de ce petit mont, on pouvait voir le site de la bataille, cuvette riche et verdoyante plutôt étriquée !
En revenant, au milieu de l'après-midi nous avons mangé dans un buibui des nems et de la soupe avec des pâtes de riz.
Avant de rentrer à l'hôtel, nous avons admiré la statue de la Victoire perchée en haut de la colline Dominique, dominant la ville. Très puissante et massive, elle ferait dans les 360 tonnes, elle représente trois soldats marchant sur le QG des forces françaises.
Enfin, nous avons fait un tour au marché, entre œufs fécondés de caille, viande, poissons et autres victuailles .
Demain, nous pensons aller visiter le QG du général de Castries de l'autre coté de la ville, et nous prendrons un bus de nuit pour rentrer sur Hanoi et le soir du 24 nous pourrons cuisiner notre repas européen !

















1 commentaire:
Entre les collines Eliane et Dominique et la statue de la Victoire... ma pauvre Chloé, tu es entourée de figures maternelles voire maternantes !
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