Du 17/01/212 au 19/01/2012
Partis de bon matin de la capitale en bus, 4h de route au programme pour rejoindre Kep, côte sud du Cambodge...
Bon, à mi-chemin, drôle de bruit, bus qui s'arrête, tout le monde descend : amortisseur arrière gauche HS...
Et bien, au milieu de la campagne cambodgienne, les 46 passagers se sentent vraiment cons... Le chauffeur essaye de nous expliquer que cela sera réparé en 2h sûrement... Mais tout le monde en doute, surtout qu'il s'assoit contre la roue la tête entre les genoux...
Bref, chacun s'installe à l'ombre, des locaux qui étaient dans le même bus, arrêtent un taxi-collectif et négocient leurs trajets pour Kep ... Et nous on attend...
Ouf, au bout d'une heure, une mobylette s'arrête avec un bidule pour réparer l'amortisseur dans son porte-bagage ! Et quelques trifouillages plus tard, on repart, miracle ! (bon les routes sont vraiment défoncées, mi-pistes de terre, mi-route goudronnées...).
On arrive enfin à Kep. Comme d'habitude, quelques rabatteurs veulent nous vendre leurs hôtels...mais nous souhaitons partir directement sur l'île de Koh Tonsay (île aux lapins...car vue depuis le ciel, elle en aurait la forme...nous franchement on l'aurait plutôt baptisée île aux chiens, vu leur nombre impressionnant!).
On négocie donc une navette sur un petit bateau à moteur avec trois autres personnes.
L'affaire est dans le sac, on embarque pour une petite demi-heure sur les flots, gros nuages à l'horizon mais vent frais pour nous rafraîchir, ça change de Phnom Penh !
On débarque, tels des Robinson Crusoé, plage de sable blanc, végétation tropicale et bungalows en bambou et toits de palmes tressées !
Après négociation, 5$ la nuit pour un bungalow avec lit, moustiquaire, hamac, électricité entre 19h et 22h (wc et douche, beaucoup plus loin, pire qu'en camping, mais ça, on l'a découvert plus tard, lieu de rencontre avec toutes sortes d'insectes plutôt affreux : araignées aussi grandes que la main de Robin, gros vers, papillons de nuit pas jolis, moustiques et j'en passe, pas de lumière et le trou à coté comme wc avec mouches sans électricité, une fois la porte fermée, c'est dur...) Et oui, routards, mais faut pas pousser non plus !
Par contre, les alentours sont magnifiques, paysages de carte postale et surtout, nombreuses montagnes très vertes, ça nous change !!
Dans la vie, y a le rêve et y a la réalité. J'ai donc le triste devoir de vous dire que le joli petit bungalow de paille, c'est bien sur la carte postale. Car si le cadre est merveilleux pour vous, c'est également un petit paradis pour les bestioles. Moustiques, mille-pattes, chenilles, puces, punaises, souris, lézards, blattes, scarabées, guêpes, chiens hurleurs, coqs gueulards, dindons gloussants, papillons de nuit (de toutes tailles et pas tous jolis) et bien sûr les fameuses araignées, petites, grosses, poilues, bondissantes.
Vive les petites chambres d'hôtels. Oui je sais, elles ne sont pas toutes parfaites et certaines sont bien bruyantes, mais tant qu'à faire, je préfère le bruit des klaxons pour un moment...
Bon, on saute quand même dans nos maillots de bain et plouf dans l'eau (chaude!) pour barboter au bout du monde, un délice !
Repas délicieux au bord de l'eau (crabes grillés pour moi et un curry de poisson pour Robin), bien à l’abri car orage violent, on rentre dans notre bungalow sous quelques gouttes, le plus gros est passé. Nuit plutôt dure, cafard à l'intérieur de notre moustiquaire (impossible à attraper, il court trop vite) et nombreux moustiques, résistants à notre répulsif !).
Lendemain idyllique, au menu : farniente, baignade, crabes, poisson au gingembre et massage face à la mer !
Nous rentrerons le soir sur Kep, chambre trouvée et restaurant tranquille pour finir la journée (découverte d'une supérette tenue par un français, avec des produits de chez nous, clin d’œil à mon Papilou chéri : on a acheté des barquettes à la framboise de la marque Bonne Maman, comme pour mon goûter quand tu venais me chercher après les cours et comme tu m'achetais pour que je grignote devant la télé quand je squattais ton appartement l'année dernière !).
Aujourd'hui, visite de cette ancienne ville station balnéaire française et capitale du crabe.
Ici il n’y a rien ou du moins pas grand-chose. Pourtant, avant la guerre, cet endroit était assez prisé par les cambodgiens qui venaient y faire construire de jolies villas. Malheureusement, avec l’arrivée des khmers rouges, tous ces bâtiments ont été laissés à l’abandon. Du coup, le bord de mer est rempli de ruine à Kep.
On se baigne quand même, mais pas de fond, beaucoup de cailloux, on se ballade sur une grande colline avec une pagode, de la végétation luxuriante, des fleurs, c'est vraiment joli !
En fin de journée, direction le marché aux crabes et repas devant un magnifique couché de soleil, billard (j'arrive même à jouer volontairement mes billes maintenant et moins celles de Robin et il se moque moins de mes tirs), puis retour à l'hôtel dans le noir complet entre cris de singes, clapotis des vagues et chiens errants !
Demain matin, gros trajet en bus pour atteindre en 10h Battambang au Nord Ouest.
(PS :demain, vendredi, donc je me suis dépêchée de publier cet article pour que mes ex collègues chéries de e-sergic aient de la lecture !! Merci pour tous vos commentaires, j'espère que le chauffage marche dans le bureau, sauf près du bureau de Coco, et que le parking est moins "galère")
Partis de bon matin de la capitale en bus, 4h de route au programme pour rejoindre Kep, côte sud du Cambodge...
Bon, à mi-chemin, drôle de bruit, bus qui s'arrête, tout le monde descend : amortisseur arrière gauche HS...
Et bien, au milieu de la campagne cambodgienne, les 46 passagers se sentent vraiment cons... Le chauffeur essaye de nous expliquer que cela sera réparé en 2h sûrement... Mais tout le monde en doute, surtout qu'il s'assoit contre la roue la tête entre les genoux...
Bref, chacun s'installe à l'ombre, des locaux qui étaient dans le même bus, arrêtent un taxi-collectif et négocient leurs trajets pour Kep ... Et nous on attend...
Ouf, au bout d'une heure, une mobylette s'arrête avec un bidule pour réparer l'amortisseur dans son porte-bagage ! Et quelques trifouillages plus tard, on repart, miracle ! (bon les routes sont vraiment défoncées, mi-pistes de terre, mi-route goudronnées...).
On arrive enfin à Kep. Comme d'habitude, quelques rabatteurs veulent nous vendre leurs hôtels...mais nous souhaitons partir directement sur l'île de Koh Tonsay (île aux lapins...car vue depuis le ciel, elle en aurait la forme...nous franchement on l'aurait plutôt baptisée île aux chiens, vu leur nombre impressionnant!).
On négocie donc une navette sur un petit bateau à moteur avec trois autres personnes.
L'affaire est dans le sac, on embarque pour une petite demi-heure sur les flots, gros nuages à l'horizon mais vent frais pour nous rafraîchir, ça change de Phnom Penh !
On débarque, tels des Robinson Crusoé, plage de sable blanc, végétation tropicale et bungalows en bambou et toits de palmes tressées !
Après négociation, 5$ la nuit pour un bungalow avec lit, moustiquaire, hamac, électricité entre 19h et 22h (wc et douche, beaucoup plus loin, pire qu'en camping, mais ça, on l'a découvert plus tard, lieu de rencontre avec toutes sortes d'insectes plutôt affreux : araignées aussi grandes que la main de Robin, gros vers, papillons de nuit pas jolis, moustiques et j'en passe, pas de lumière et le trou à coté comme wc avec mouches sans électricité, une fois la porte fermée, c'est dur...) Et oui, routards, mais faut pas pousser non plus !
Par contre, les alentours sont magnifiques, paysages de carte postale et surtout, nombreuses montagnes très vertes, ça nous change !!
Dans la vie, y a le rêve et y a la réalité. J'ai donc le triste devoir de vous dire que le joli petit bungalow de paille, c'est bien sur la carte postale. Car si le cadre est merveilleux pour vous, c'est également un petit paradis pour les bestioles. Moustiques, mille-pattes, chenilles, puces, punaises, souris, lézards, blattes, scarabées, guêpes, chiens hurleurs, coqs gueulards, dindons gloussants, papillons de nuit (de toutes tailles et pas tous jolis) et bien sûr les fameuses araignées, petites, grosses, poilues, bondissantes.
Vive les petites chambres d'hôtels. Oui je sais, elles ne sont pas toutes parfaites et certaines sont bien bruyantes, mais tant qu'à faire, je préfère le bruit des klaxons pour un moment...
Bon, on saute quand même dans nos maillots de bain et plouf dans l'eau (chaude!) pour barboter au bout du monde, un délice !
Repas délicieux au bord de l'eau (crabes grillés pour moi et un curry de poisson pour Robin), bien à l’abri car orage violent, on rentre dans notre bungalow sous quelques gouttes, le plus gros est passé. Nuit plutôt dure, cafard à l'intérieur de notre moustiquaire (impossible à attraper, il court trop vite) et nombreux moustiques, résistants à notre répulsif !).
Lendemain idyllique, au menu : farniente, baignade, crabes, poisson au gingembre et massage face à la mer !
Nous rentrerons le soir sur Kep, chambre trouvée et restaurant tranquille pour finir la journée (découverte d'une supérette tenue par un français, avec des produits de chez nous, clin d’œil à mon Papilou chéri : on a acheté des barquettes à la framboise de la marque Bonne Maman, comme pour mon goûter quand tu venais me chercher après les cours et comme tu m'achetais pour que je grignote devant la télé quand je squattais ton appartement l'année dernière !).
Aujourd'hui, visite de cette ancienne ville station balnéaire française et capitale du crabe.
Ici il n’y a rien ou du moins pas grand-chose. Pourtant, avant la guerre, cet endroit était assez prisé par les cambodgiens qui venaient y faire construire de jolies villas. Malheureusement, avec l’arrivée des khmers rouges, tous ces bâtiments ont été laissés à l’abandon. Du coup, le bord de mer est rempli de ruine à Kep.
On se baigne quand même, mais pas de fond, beaucoup de cailloux, on se ballade sur une grande colline avec une pagode, de la végétation luxuriante, des fleurs, c'est vraiment joli !
En fin de journée, direction le marché aux crabes et repas devant un magnifique couché de soleil, billard (j'arrive même à jouer volontairement mes billes maintenant et moins celles de Robin et il se moque moins de mes tirs), puis retour à l'hôtel dans le noir complet entre cris de singes, clapotis des vagues et chiens errants !
Demain matin, gros trajet en bus pour atteindre en 10h Battambang au Nord Ouest.
(PS :demain, vendredi, donc je me suis dépêchée de publier cet article pour que mes ex collègues chéries de e-sergic aient de la lecture !! Merci pour tous vos commentaires, j'espère que le chauffage marche dans le bureau, sauf près du bureau de Coco, et que le parking est moins "galère")













3 commentaires:
Des araignées bondissantes... ça me rappelle des bons souvenirs avec la robe de mariée de maman!
En réponse à Chouchoute 2ème (et non dernière), j'avais en effet oublié cet épisode haut en couleurs... et surtout en cris ! Comme quoi, tu as toujours eu une créativité débordante.
Chapeau bas à Chouchoute 1ère : moi, le cafard dans la moustiquaire, j'aurais pas supporté. J'aurais e-xi-gé que l'Homme (avec un grand H dans ces cas-là) l'écrase de son propres corps. Bonne route pour Battabang et le Nord... tu me raconteras le Ratanariki, je rêve d'y aller ! Va voir les excursions sur le site du lodge des Terres-Rouges,ça va te donner des idées top.
Horreur ! Y'a une faute dans mon commentaire ! "De son propre corps", pas de S à "propre" évidemment... (surtout qu'au vu des conditions d'hygiène, la propreté ça doit pas être génial)
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