vendredi 27 juillet 2012

Sucre

 

Du 22/07/2012au 28/07/2012


Je vous avais quitte sur notre histoire de moral dans les chaussettes a la gare routiere de Cochabamba, ne trouvant aucune place de disponible pour partir le soir-meme a Sucre...

Et bien, quand y a plus de place, y en a encore !

Decourages de ne pas pouvoir partir pour Sucre avant le lendemain soir, nous errions sans but a cote des bus,
quand tout d'un coup,
un homme hurla "Sucre, Sucre" (oui, il y a des rabatteurs pour les places invendues juste avant les departs) ...

Sur ce, nous lui avons presque saute dessus, "2 asientos, senor ?" "Si, si"

Le reve, enfin des places de dispo pour partir directement.
Ni une, ni deux, nous suivons notre sauveur (apres avoir paye la taxe de depart de la gare, pratique courante en Bolivie), qui nous fait grimper dans un bus vide...
nous etions un peu inquiets...surtout qu'il nous a fait monter avec nos gros sacs, sans les mettre dans la soute...
mais il nous indique le fin fond du bus, ou derriere les derniers sieges, se trouvait une paroi coulissante "de fortune" , cachant une espece de couchette/sas sommaire.

Premiere impression, a c'est un coffre pour nos sacs...
Mais la, le gars nous fait comprendre que non, c'est ce qu'il propose de nous vendre pour aller a Sucre, un peu moins cher que des sieges normaux (qui sont tous reserves...).

Eu, et bien, on accepte, enfin surtout Robin...

Il nous dit d'attendre la l'heure du depart...
En fait, nous n'etions pas vraiment rassures, je ne voulais pas sortir du bus avant le depart, de peur que le mec parte sans nous ou cne veuille plus nous faire monter dans son bus, car pas de ticket (places illegales pour moi, juste au black pour Robin).
Le bus, apres s'etre rempli de tous ses passagers est enfin parti, nous nous etions installes tant bien que mal dans cet espace plutot etroit, ne sachant pas si nous pouvions ouvrir la parroi...bien que les passagers du fond savaient que nous etions la.





Puis, le cauchemar a commence.
Moi, completement pannique a l'idee de nous faire controler par quelqu'un de la compagnie de bus ou des policiers, ou que le chauffeur nous demande de descendre ...
Et Robin (moi juste apres) a commence a apercevoir nos compagnons de boite entre les differents vieux chewing gums colles aux murs...des bestioles, genre blattes, cafards de toutes tailles et autres especes d'iinsectes...partout !
Le vieux Guide du Routard deniche dans un hotel, nous a bien servi, entre deux crises de nerfs silencieuses (les miennes, pas Robin qui a su se controler...), grace a ses pages pour eliminer, ecraser, ecrabouiller toute la vermine qui se balladait tranquillement un peu partout...



Avec ca, l'inconfort total de notre "merveilleuse cabine 1ere classe" augmente par la route defoncee, l'odeur, le froid et l'impossibilite de trouver une position confortable pour essayer de fermer les yeux...Pus le stress...
Ca y est, apres presque 10 mois de voyage, nous avons voyage illegalement dans un coffre cache a l arriere d un bus pendant 10h, nuit affreuse, stress et pour compagnies cafards et autres bebetes... JAMAIS PLUS...

Puis, pas longtemps apres le depart, le bus s'est arrete pour deposer et reprendre des passagers, et la, par la parroie entre ouverte, j'ai apercu trois passagers en uniforme : des flics... Gloups...



Panique, s'ils nous voient...bref, on fait encore plus attention.
Mais a la seule pause pipi, il a bien fallu sortir...vite fait pour remonter illico presto, pas envie de rester sur le bas cote.

On a passe le reste du voyage a scruter les ombres d'insectes sur les murs pour les tuer, et essayer de dormir...

Au lever du jour, le bus s'est de nouveau arrete, mais cette fois-ci a un poste de controle, et un policier casque, gilet parballes, fusil a pompe sur l'estomac est monte dans notre vehicule.

La, mega panique, vont nous zigouiller, nous arreter, Robin jette un oeil, pas rassure non plus cette fois-ci...
Mais ce guerrier des temps moderne venait juste chercher les 3 passagers-policiers, qui en fait escortaient un prisonnier menotte pendant tout le trajet... Un remix de Prison Break (hein, Fafa !), qui le pire, a pu voyager sur un siege lui !

Puis le bus est reparti pour enfin arriver a Sucre, fin de notre cauchemar, PLUS JAMAIS... C'etait vraiment affreux...mais nous allons bien.




La, le proprietaire d'un hotel est venu nous voir pour nous vendre son bien...le prix semblait correct, la localisation aussi, et le taxi gratuit pour y aller aussi, alors nous y sommes parti, pour au moins y jeter un coup d'oeil...

Bon choix, lits en dortoir a prix raisonnable, maison tres propre, tres jolie : grande entree avec salon, bibliotheque, TV, ordinateur, grande cuisine equipee, plusieurs salle de bain communes, eau chaude par chaudiere a gaz, le reve, et terrasse sur le toit !

 

Nous y sommes reste presque une semaine en tout : car apres cette epreuve, il a fallait se reposer, et aussi rattraper toutes nos dernieres mauvaises nuits de transport en commun.


Nous avons donc profite de ces quelques jours pour :

- visiter : cite blanche, jolie ville baroque, musees (celui du floklore et de l'ethnographique, celui du textile), la casa de la Libertad, cathedrale, eglises, couvents, mirrador, places, cour interieure de l'universite,



La Jeanne d'Arc locale...
Ancien Senat
Couvent de la Recolta, avec installation d'une fete forraine




- bouquiner a l'Alliance Francaise et y regarder des projections de films tres interressants comme sur les revlutions arabes (Tunisie, Egypte...) sur les Droits de l'Homme chaque soir car nous etions en plein dans une semaine sur les Droits de l'Homme,

- regarder des DVD a l'hotel,

- acheter des cadeaux pour nos familles et donc envoyer un colis de souvenirs en France (pour ne pas a les transporter le reste de notre voyage et nous decharger aussi de quelques affaires...mais ce fut plutot la galere pour reussir a l'envoyer...esperons qu'il arrive un jour a Bantouzelle...D'ailleurs, quand il arrivera chez Robin, il ne faudra pas l'ouvrir avant que l'on rentre Florence, car sinon il n'y aura plus de surprise!),

- faire le marche et cuisiner, reussir des bons petits plats et en foirer totalement d'autres,

- faire faire une lessive, et recuperer nos t-shirts plus petits qu'avant... (a c'est sur, quand on lave a la main, y a pas de risque de retrecissement au lavage/sechage),

- aller au service de l'immigration pour prolonger (gratuitement, pour une fois) nos visas,

- rencontrer par hasard un couple de voyageurs francais que nous avions connus a Cusco

- etre malade ( pour Robin...)

- mettre a jour le blog et essayer de lui donner plus de peche et un nouvel habillage ( qu'en pensez-vous???)...


Robin avait commence a etre legerement malade a son arrivee a Sucre, et cela c'est quelque peu degrade au fil de la semaine, nous avons donc repousse notre depart pour Potosi a samedi matin, au lieu de vendredi matin, car le medicament que j ai achete a la pharmacie (j ai quand meme mime la diarrhee...qui pour finir se dit presque pareil en francais et en espagnol...qu est ce qu on ne ferait pas par amour...) a fait rapidement effet, contrairement a ceux qu'on avait emmenes de France...



et une grosse pensée pour mon parrain Charles :












Vue du mirrador

lundi 23 juillet 2012

Cochabamba

21/07/2012

Bus de nuit de Santa Cruz à Cochabamba, bus de nuit, mais sièges normaux, non inclinables...

Le bus est parti vers 20 heures, et la seule pause-pipi fut à 3h41 ( précision extreme, surtout quand ça fait deux heures que tu fais tout pour te retenir, tu te demandes même si tu ne ferais pas par la fenêtre...).
En fait, il faut vraiment en avoir envie, car le bus s'est arrêté dans une rue déserte, sans arbre ni coin sombre. Tu mets donc toute ta pudeur dans ta poche, et tu t'accroupies un peu devant tout le monde, avec la lune blanche et les boliviens qui se marrent...et oui, moi je ne porte pas de grande jupe (comme la majorité des mama boliviennes) et donc c'est une deuxième lune en pleine nuit...
Mais normalement, les bus s'arrêtent à coté de petits restaurants qui proposent des "bano", même s'il faut avoir une certaine maitrise de sa vessie pour éviter de fréquenter ce genre d’endroits, où tu payes une misère pour avoir le droit de te soulager sans public, mais dans un toilette dégoutant, odorant... Des fois il y a des exceptions, avec des toilettes d'une propreté irréprochable, mais c'est très rare !

De retour dans le bus, on nous installe encore une fois un gosse à nos pieds, dans le couloir, car il est possible de réserver un seul siège pour 3 (un adulte, deux enfants, enfin, que pour les locaux, car dans la ville suivante, nous avons essayé d'acheter la dernière place d'un bus pour deux, impossible).

Quasiment impossible de dormir entre la route merdique, les gens qui bouffent du poulet frit a 4h du mat’ et les odeurs qui vont avec….

Il est 6h du mat’ et nous arrivons à Cochabamba, la troisième ville de Bolivie, 2500m d'altitude, et température agréable d'une vingtaine de degré toute l'année (sauf la nuit, surtout quand tu attends dans la gare, avec deux pulls, une écharpe et des gants, la il caille!). On décide d'attendre une heure sur un banc dans la gare routière bondée, pour partir à la recherche d'un hôtel.


Une heure plus tard, et une petite course en taxi, nous débarquons devant un hôtel, conseillé par le Guide du Routard, mais problème : les prix ont bien augmenté et de toute façon, l'horaire ne veut même pas nous faire entrer dans la cour avant 9h du matin...

Sur ce, nous sommes partis à pied vers une autre adresse, cataloguée comme dernier recours !!
C'est vrai c'est moche, sale et en plus un immeuble est entrain d'être construit juste à coté, donc sable, poussière, cailloux...
Mais bon, c'est vraiment pas cher ! Et juste pour une nuit, ça fera l'affaire.
Comme on n'a pas vraiment dormi dans le bus, on se couche immédiatement, et on se relève ã 11h.
On prend une douche en essayant de ne pas s’électrocuter, enfin on y fait vraiment gaffe car on s’est pris tous les deux une poignée de châtaignes en voulant régler le débit d’eau. Paye ta sécurité ! Quoique l'on devienne des professionnels, après plus de 15 jours en Bolivie.

 

Bien que nous soyons fatigués, nous décidons d’aller visiter la ville dans la foulée pour pouvoir partir à Sucre dès le lendemain car la ville n’est pas des plus accueillante.

Nous commençons par le centre-ville, où nous visitons plusieurs places très jolies, dont la plus grande : la Plaza 14 de Septembrie, place coloniale avec ses arcades, sa préfecture, la cathédrale et l’église de la Compania.

 


Puis nous filons au marché de La Cancha qui est l’un des plus grands marchés boliviens où l’on trouve de tout et de rien.

Nous n'avons pas visiter le Christo de la Concordia, car touts les guides, site internet signalent de nombreux groupes de voleurs et agressions de plus en plus fréquentes cette année, et puis pas envie de monter toutes les marches, même si ce Christ géant de 33m de haut, un par année de vie du christ, surplombe la ville de son étreinte protectrice. Quelques centimètres de plus que ses potes de Rio de Janeiro ou de Lisbonne, sans compter les 2500m d’élévation.

Sur le chemin du retour vers notre "Hotel", nous faisons du toboggan dans une sorte de parc d'attraction local, on a bien ri !

 

 
Et on profite d'un cybercafé du coin.
Cependant, il est 17h, et nous n'avons aucune idée pour occuper notre lendemain avant le bus...

On décide donc, de plier bagage directement et d'aller à la gare routière pour prendre un bus pour Sucre, sans passer de nuit à Cochabamba.

Cependant, plus aucune place de disponible dans tous les bus du soir pour Sucre, seulement une, mais la compagnie ne voulait pas nous la vendre, parce que deux personnes sur une place, non (eux, ici, ils sont 4 pour 2 sièges la plupart du temps, mais nous on est des gringos, alors non)...



Et la fin de cette histoire sera pour le prochain article, à moins que nous ne la racontions pas, de peut que Bonne-Maman, Papilou, Mamy, Papy (nos grands-parents pour résumer) et peut être d'autres personnes ne fassent une crise cardiaque... !


J'en ai trop dit, je vous raconterai notre pire trajet en bus dans pas longtemps, rassurez-vous nous sommes vivants, et nous profitons de la ville de Sucre !



TOUR DU MONDE